30 Août 2009 - Cimasalazienne

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20 Comments    04-09-2009


53 Kms pour la doyenne des courses Réunionnaise. Une des plus dures course au monde sur une journée.

Plutôt Coureur voire dormeur qu’écrivain ces derniers temps, je viens tâter le clavier après cette jolie ballade dominicale. Un peu corsé quand même, mais bon je ne peux pas dire que je n’étais pas prévenu. Première cimasa après une belle année 2009, où les kms s’enchainent enfin sans blessures. Et rien que pour ça, c’est le pied. Au programme du dimanche 30 août 2009 un circuit exceptionnel tant par la beauté du parcours que par sa difficulté. Ce jour, nous serons plus de 500 fous à nous élancer pour le Tour du Piton des Neiges par les 3 cirques de Salazie, Cilaos et Mafate. Pour réaliser la doyenne des courses de montagne, il faudra juste réussir à absorber les 53 kms du petit tour sans oublier le dénivelé positif de près de 4000m (et autant de dénivelé négatif). Je décolle de la maison après une courte nuit à 3 h 30. Après une ascension tranquille car en voiture, j’arrive dans le cirque de Salazie à Hellbourg (900 m d’altitude) d’où sera donné le départ à 6 heures. Le premier km se veut un peu rapide dans les rues du village qui se réveille… Je prends la foulée de Marcelle Puy (reine du trail à la réunion) dans la première partie de la montée vers le cap anglais. Un gars essaye de nous doubler et pose le pied où il ne faut pas à savoir en dehors du sentier. Une chute impressionnante mais heureusement sans gravité. On remontera à trois le coureur tout retourné. La journée s’annonce radieuse, le ciel est bien dégagé. Je passe au cap anglais en 1H 25 juste derrière Marcelle. Les premiers ont pointé en 1H 15. A quelques mètres du gite, Gino (collègue de club) arrive à ma hauteur et je lui emboite le pas. Nous passons en 1H 59 à la caverne Dufour (2478 m d’altitude). Je m’interroge sur ce temps : je suis partit un peu trop vite. La présence de Gino n’est pas là pour me rassurer. Comme tout le monde le sait, Il est en superbe forme en ce moment. Mais bon, trêve d’interrogations, je me lance vers Cilaos. Avec Gino, nous faisons un chassé croisé jusqu’au bloc (bas de la descente) où nous arrivons après 2H 38 d’effort. Je ne prends pas le temps de sortir le gobelet portable donné par l’organisation et utilise l’unique gobelet blanc présent sur la table (tout en espérant que personne n’a la grippe sinon pas mal de coureurs vont finir cloués au lit). Maud Combarieu (2 ème féminine) arrive au ravito alors que nous quittons ce dernier. Je ferai un bon bout de chemin en compagnie de Gino. Alors qu’il s’échappe à l’approche de la route menant au pied du Taibit, Maud Combarieu me rejoint. Sur la route je trottine aux cotés d’elle. Arrivé au pied du taibit en 3H 40, je me retrouve seul puisque RER (radio locale) interview Maud. Je passe mon chemin et monte, monte, monte. Quelques périodes bien difficiles où le temps parait long et la montée bien rude. Quelques coureurs me doublent dont Maud. Je la reverrai plus de la course, comme Gino d’ailleurs. Enfin le sommet, après 4 H 50 d’effort (2082 m d’altitude). Une heure après Thierry Chambry, premier de la course au col. Une minute pour souffler et je continue. A Marla (1600 m d’altitude) après une descente rapide, 20 mn plus tard (5H10), j’ai bien chaud et je me sens un peu faible. Un bénévole (avec mon autorisation) me verse un pichet d’eau sur la tête (pas le pichet mais l’eau bien sur). Cela m’a bien rafraichit mais aucun effet sur les jambes !!! Jusqu’au col des bœufs (1988 m d’altitude), j’ai serré les dents car la tête n’y était plus du tout. Plus envie, plus rien,…. Gros vide dans cette partie mafataise et plus précisément la montée vers la plaine des tamarins. Ensuite, je traverse la plaine au ralenti. Des randonneurs me doublent, m’encouragent…. Je ne sais pas à quelle heure, je suis arrivé au col, j’étais juste content d’y arriver !!!! Me revoilà dans le cirque de Salazie. Il me reste encore 15 bon kms jusqu’à l’arrivée. Ensuite, la course a été différente. Mentalement, j’ai repris le dessus et j’ai repris un bon rythme jusqu’au ravitaillement (6 H 30). J’ai suivi un petit groupe et me suis retrouvé seul. Personne devant, derrière…. Après plusieurs minutes, je trouve cette descente limite trop descendante (jamais content Arnaud !!). Quelques dérapages, de belles lignes droites, des rivières à traverser, des remontées et enfin la passerelle d’ilet à vidot. Je vais beaucoup mieux, je remonte plusieurs coureurs, alterne course et marche sur les 6 derniers kms qui sont essentiellement de la grimpette sur bitume. Mes 10 dernières minutes, je cours à un bon rythme et me fait plaisir. Je remonte même les dernières marches en courant avant de franchir la ligne 8 H 25 après le départ à la 49 ème place. Bien content d’y être arrivé, surtout sans blessures (objectif principal), d’avoir bien travaillé mon mental, et surtout d’être bien en marche dans ma préparation pour le grand raid qui approche à grand pas : le 23 octobre !!! Encore une belle journée. Merci aux encouragements des coureurs et randonneurs croisées au cours de notre virée dominicale. Résultats : 1 er : Elysée Boyer en 6 H 32. 2 eme : Thierry Chambry en 6 H 40. 3 ème : Jean – Yves zitte en 6 H52. 18 eme en 7 H 40. Marcelle Puy première féninine en 7 H57 Maud Combarieu deuxième en 8 H07. Gino, 37 eme en 8 H 03. Dernier classé en 14 heures. Quelques coureurs mis hors course au col des bœufs.

Entrez dans l'univers si particulier de Arnaud.... un monde où s'entremellent de nombreux mots tels la découverte, l'aventure, le voyage,de la bretagne à la réunion.....

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